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CHAMBERY ROCK CONNEXION
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INTERVIEWS
Actuellement en ligne… (10)
 
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CHAMBERY CONNEXION
Article publié sur TAMAZIC
France – dec 2005 (français)
 
 
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MINIMAL CHORDS
Article paru dans LA VIE NOUVELLE
France – sep 2005 (français)
 
 
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ROSEMARY
Interview pour le webzine PAVILLON 666
France - mar 2005 (français)
 
 
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ROSEMARY
Interview pour le label SAN MARTIN RECORDS
Italie - jan 2005 (english)
 
 
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UNDER THE TWIN TOWERS
Interview pour le webzine PAVILLON 666
France - dec 2004 (français)
 
 
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ROSEMARY
Interview pour le fanzine BRAINWASHER
France – jul 2004 (français)
 
 
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ROSEMARY
Interview pour asso HEMLOCK
France – oct 2003 (français)
 
 
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ROSEMARY
Interview pour le fanzine UNDERGROUND INVESTIGATION
France – jul 2003 (français)
 
 
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ROSEMARY
Interview pour le fanzine ARRIERE PLAN
France – dec 2002 (français)
 
 
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CATHARSIS DISTRIBUTION
Interview pour le fanzine ARRIERE PLAN
France – jun 2002 (français)
 
CHRONIQUES
Actuellement en ligne... (37)
 
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TAMAZIC
article CHAMBERY CONNEXION
 
(DECEMBRE 2005)
 
Article à propos de la soirée CHAMBERY CONNEXION du mercredi 19 octobre 2005 au Brise Glace à Annecy, publié sur TAMAZIC, site tourné vers la scene locale annecienne et des environs : chroniques de concerts, photos, rdv à venir... Une initiative qui fait bien plaisir dans le microcosme musical local. A soutenir donc… Et un grand merci en passant à Caro pour son interet... et surtout sa curiosité.

           
Mercredi 19 octobre 2005
Le Brise Glace - 21h :
 
Soirée bien remplie, avec pas moins de 3 groupes venus de loin,  plus précisément de la lointaine Chambery, en Savoie.
 
ROSEMARY pour commencer, trio punk-grunge avec un chanteur/guitariste qui tient le coté grunge (meme si sur le net, on apprend qu'il aime aussi les trucs beaucoup plus violents, alors c'est peut-etre pour ça qu'on n’a pas eu droit à un peu de "soft grunge"  All apologies ! – Ah, les filles…) et un bassiste à clous pour le coté punk (attention à ne pas s'éponger le front avec le mauvais poignet…  clouté !)
 
Bassiste qui n'a pas eu à faire de changement de costume pour jouer en 2eme partie avec les STUFF, qui eux font du punk rock, bien punk.
 
Et en 3e, les DER HENKER. Et là, attention les yeux : 6 types sur scene - dont un didgeridoo, pour du noise rock, ou "rock aborigène". Un peu comme si le rock se greffait par les racines à celles ancestrales du didgeridoo pour donner corps à un style impressionnant d'originalité, revigorant, bien dément, grace également - il faut le préciser - à un chanteur bien allumé : The Scavenger ! C'est toujours un plaisir de voir des gens comme ça !  Et ils ont une photographe quasi attitrée qui travaille avec de vraies pellicules ! Ouah ! C'est dire !
 
 
Sur le site de MINIMAL CHORDS, asso chambérienne co-organisatrice de la soirée, on apprend que le chanteur de ROSEMARY, Thomas, en est le grand chef. Et à la lumière des infos de ce site web autant qu'à la lumière (toujours très tamisée) de cette soirée, cette association autant que ce groupe à nom de fille apparaissent tels des murs porteurs de la vie musicale chambérienne.
 
Oui, pour tous ceux qui ne sont pas trop à l'aise pour aller papoter avec des inconnus, et quand les organisateurs ne sont pas particulièrement enclins à faire des petits discours au micro pour expliquer ce qui se passe (et qu'ils finissent leur set sans prévenir, sans même dire au revoir ou merci, ou crotte… rien) le net, c'est bien pour s'informer.
 
A noter que des petits échanges culturels dans ce genre, ça fait du bien, ça permet de voir du pays sans se déplacer, de se familiariser avec des cultures différentes des notres, de prendre un peu de recul en se percevant à travers le regard de l'étranger : ainsi, les punks des STUFF font du "Petit Papa Noel" pendant que leur guitariste s'occupe de régler ses petits problèmes techniques et leur bassiste remarque qu'il y a vraiment du monde dans le couloir qui mène à la salle : "Ils sont tous dans le couloir !" (la salle de concert est non fumeur, alors…). Le chanteur se penche pour voir et rectifie : "Ils sont tous au bar !" (et oui, il y a aussi un bar au Brise Glace et la salle de concert est aussi non
 
buveur, alors…). Les musiciens anneciens, eux, ne font meme plus attention à ces petits détails, tant ils y sont habitués. Et le chanteur des DER HENKER de devoir préciser qu'il est fou naturellement… Sans doute parce qu'il n'a pas son égal par ici… Forcément, ça trouble…
 
C'est que Chambery et Annecy, c'est tout de meme 100 km l'aller-retour ! Pour faciliter la vie des gens qui aimeraient voyager un peu plus, on pourrait peut-etre imaginer la création de navettes pour mélomanes… Parce qu'au prix du kilomètre, à notre époque… D'ailleurs, comme l'a dit Thomas : "On s'appelle ROSEMARY, on est de Chambery… on se rapproche de l'Allemagne".  Ils ont de l'humour les gens de Chambery!
 
Encore un exemple? Un fan (oui, un) enthousiaste de lancer : "Thomas, à poil !". Thomas : "Plus tard !" Que des blagues de Chambery ! D'ailleurs, quand on a vu une fois les locaux Larsen, une "salle de concert" de par là-bas, on se doute qu'il faut vraiment avoir de l'humour et un solide sens de la dérision pour faire des concerts dans de telles conditions... Les annéciens avaient bien la Machine Utile pour pratiquer ces qualités mais les concerts là-bas, c'est fini alors...
 
Chambery à Annecy : à refaire ! Et meme l'inverse, ça pourrait être sympa aussi !
 

 
LA VIE NOUVELLE
article MINIMAL CHORDS
 
(SEPTEMBRE 2005)
 
MAXIMUM ROCK’N’ROLL / LA VIE NOUVELLE : meme combat ? Un article en décalage du monde du fanzinat indé auquel on est habitué... Mais l’alternative et l'attention portée sont plutot sympathiques. Voici donc un article paru dans l’hebdo chamberien LA VIE NOUVELLE, avec un rapide survol des activités MINIMAL CHORDS au niveau local. Merci en tout cas à Pierre pour l’interview sur le pouce.

    
100% rock-independant et 100% benevole, le label associatif MINIMAL CHORDS soutient plusieurs groupes chambériens.
 
Produire de la musique autrement
 
Appartenir à un label fait rever de nombreux producteurs de volailles, de vin ou de café équitable. Les groupes de musique aussi : l’association MINIMAL CHORDS est née en 2001, transformée en label trois ans plus tard. "Le label permet de donner une structure dans laquelle on peut mettre en peu tout ce qu’on veut. Une structure administrative et financière, pour pouvoir monter des projets, en s'appuyant sur les groupes. Et aussi pour trouver des dates de concerts. Cela apporte une crédibilité dans les demarches", assure Thomas, membre actif de l'asso depuis l'origine.
 
Une grosse centaine de labels existe en France (certains avec un seul groupe) et sans réelle synergie d’ensemble. A Chambery, MINIMAL CHORDS pouponne trois groupes (PIPEDREAMS, ROSEMARY et UNDER THE TWIN TOWERS) qui jouent tous du rock et ses dérivés (punk, hardcore, grunge…) Pas de variété ici. "Il faut venir nous voir avec l’envie de se bouger, une réelle motivation. Nous, on va structurer la démarche, appuyer" explique Thomas. Une dizaine de bénévoles, souvent eux memes membres de groupes, conduit les affaires : financement, graphisme, photos, promotion, enregistrements "On est tous musiciens."
 
Faire bouger la scène locale
 
"On avait envie de faire bouger la scene locale autour de nous. Mais on manque de synergie entre les associations : l’activité locale est trop dépendante de l’action isolée de quelques associations", détaille Thomas.
 
 
Les locaux Larsen, salle chambérienne de répétition - et lieu de concerts à l'occasion - est une exception, avec ses vingt ans d’age. Plus récent, le label MINIMAL CHORDS a lui largement bénéficié d’internet : le site enregistre près de 1000 connexions par mois.
 
"Un fanzine, Chambery Connexion (tiré à 1000 exemplaires et dispo gratuitement), sert à faire connaître les groupes locaux, relier tous les contacts" poursuit Sandra, qui s’occupe de la communication. "La production, elle, repose essentiellement sur la capacité des groupes à trouver un studio pour enregistrer leurs chansons, les mixer et les mastériser" explique Thomas. "On peut aider, mais on demande le maximum d’autofinancement".  Le label s’occupe des pochettes, presse les CD en négociant des tarifs de gros. Les trois derniers, Artifice XIII et The Bland Anthems de ROSEMARY et Merde en France d’UNDER THE TWIN TOWERS ont été tirés à 300 exemplaires chacun. Un tiers de chaque a déjà été vendu. "On a un réseau de partenaires sur la région Rhone-Alpes, essentiellement des disquaires indépendants" raconte Sandra. "Ensuite, on croise les doigts pour que cela se vende, mais c’est au niveau local que l'impact reste le plus efficace" précise Thomas. A Chambery, des présentoirs de depot-vente de CD ont été installés à Depot Music (magasin d'instruments à Bassens) et Cyd Music (disquaire à Chambery) : alternative promotionnelle qui profite à tous.
 
MINIMAL CHORDS organise aussi des concerts pour ses groupes, mais aussi pour des invités. De quoi écumer en bons corsaires du rock indépendant les salles de la région : le 19 octobre 2005 au Brise Glace d’Annecy, et le 17 decembre 2005 au Scarabée à Chambery : plusieurs mois de travail pour 3 groupes locaux qui ouvriront pour un groupe d’envergure nationale, devant plusieurs centaines de personnes.  "L'équipe du Scarabée s'est montrée motivée par le projet, une association capable de s'appuyer avant tout sur un réseau local".
 
 
 
 
 

 
 
PAVILLON 666
interview ROSEMARY
 
(MARS 2005)
 
If you wanna join us dial 6-6-6 !!! Apres UNDER THE TWIN TOWERS, c'est au tour de Thomas et Davy de répondre aux quelques questions avisées de Seb PAVILLON 666. Un "avis tres interessant" sur... plein de trucs !

    
>> Pouvez-vous vous presenter sommairement ? Qui etes vous, d'ou venez vous ?
Hello. On est trois punk-rockers en provenance de Chambery, France. Thomas guitare et chant, Davy batterie et backing et Fred à la basse depuis le départ de Julien. On joue ensemble sous le nom de ROSEMARY. Formation proto-grunge pop heavy punkoïde cyclothymique.
 
>> Thomas, je crois savoir que tu joues aussi dans UNDER THE TWIN TOWERS, quelle difference y a-t-il pour toi entre les deux groupes ?
Thomas : UNDER THE TWIN TOWERS, c’est une sorte de side-project, un all-stars combo local qui donne dans le crust-grind-core... Sur le papier, c’est effectivement une orientation musicale assez  differente de celle de ROSEMARY… Pour moi, la principale différence est simplement au niveau de l’implication que j’ai dans le groupe. J’ai rejoint la formation fin 2002 en tant que guitariste. Ce n’est pas moi qui compose les titres (mis à part 2 ou 3 chansons) ni qui écrit les paroles, donc par rapport à ROSEMARY, mon role reste plutot secondaire dans UTTT, et ça me convient tout à fait… Après, vu que j’ai quelques inclinaisons perso vers des groupes comme Terrorizer, Carcass, Napalm Death, Slayer, Leftover Crack… UTTT me permet de faire des trucs qui pourrait difficilement se retrouver dans ce que je fais avec ROSEMARY… Mais dans les deux cas, c’est le plaisir de s’exprimer librement et de faire de la zik, de partager des trucs avec des cool-personnes…
 
>> ROSEMARY evolue dans un style punk-rock-grunge, proche de Nirvana... Etes vous les derniers survivants de l'ere « grunge » ? Allez vous continuer dans cette voie ?
Il aurait fallu se former au milieu des années 90 pour etre des survivants… C’est pas vraiment le cas. On nous trouve – à juste titre – beaucoup de points communs avec le son grunge : melodies basiques, entetantes, un coté un peu pop, jusqu’à ce qu’on enclenche la pedale disto... Nos debuts musicaux se situaient en pleine période punk à roulettes/skatecore melo… Vu que tout le monde semblait s’engager dans ce style, on n’avait pas vraiment envie de tomber dans cette veine. On avait à la base une vision assez large, l’envie de faire quelquechose de rock mais qui laisserait la place à différentes ambiances : heavy, pop, punk, arty, stoner, hardcore, new wave… emo !!! (rires) Quand les premières compos interessantes ont commencé à émerger, ça sonnait grunge… On a trouvé que ça donnait une bonne cohérence à l’ensemble, et ça nous allait plutot bien… Depuis on porte volontiers cette étiquette, au milieu de groupes et de gens peut etre plus emo-trendy-arty-intellos, et plus au fait de l’actu que nous !!! (rires)
 
>> D'ailleurs, un album est-il prévu prochainement ? Si oui, un petit mot dessus ?
Davy : Ca se précise. On est en train de mettre un max de morceaux en studio pour réaliser un premier album.  Après avoir sorti de façon un peu anarchique quelques enregistrements, on va faire le tri dans tout ça pour sortir quelque chose d’intéressant. On est en train de confirmer le projet d’enregistrement avec MINIMAL CHORDS. Reste à trouver quelques partenaires. Affaire à suivre.
 
>> Essayez vous de vous faire connaitre sur toute la France ou bien preferez vous n'etre présents que sur la scene locale ? Quels sont vos objectifs ?
On est assez présents sur la scène locale puisqu’on a une part assez active finalement à Chambery : organisations de concerts, publication du fanzine Chambery Connexion, notre collaboration avec MINIMAL CHORDS… On a aussi pas mal écumé les salles du coin et eu l’opportunité de sortir du cercle des concerts locaux en se produisant sur une bonne partie de la region Rhone-Alpes. On a fait notre première incursion à l’étranger (en Italie) il y a quelques mois, juste après la sortie du single The bland Anthems. En tant que groupe de jeunots-grungers, la progression est plutot satisfaisante. Les choses se sont beaucoup accélérées depuis l’arrivée de Davy et la rencontre avec Jeromms de MINIMAL CHORDS. Le prochain objectif serait de pouvoir monter une vraie tournée, avec un album en poche donc. Pas mal de groupes français commencent à bouger : SERVO, BOOTER, THE SONS OF SATURN, FLYING DONUTS et commencent à acquérir une certaine notoriété… Certains ont aussi ouvert la voie vers l’étranger (NED, BURNING HEADS, SECOND RATE…) et d’autres suivront, si l’esprit est là. Si jamais ça nous arrive, on espère ne pas décevoir…
 
 
 
 
>> Que pensez vous de la scene punk rock assez discrete en France ? Quand on voit le nombre de formations connues a l'epoque (Les Sheriffs, Les Cadavres, les Berus, Ludwig 88…) et celles maintenant (???), quel regard portez vous sur cette scene actuellement ?
Thomas : Je suis tombé ya quelques mois sur un numéro du fanzine APATHIE ou il y avait une interview réunissant un des membres des THUGS et de LUDWIG 88, auxquels on posait justement la meme question. Une partie de la réponse semble être qu’il y avait à l’époque des groupes précités une entente/entraide qu’il n’y a plus aujourd’hui, que l’esprit de l’époque se voulait désintéressé. Le milieu indépendant en France était organisé autour d’un réseau de fanzines, de quelques labels indé, de gens passionnés et de quelques groupes fédérateurs (dont surement ceux précités plus quelques références perso comme DRIVE BLIND, LES THUGS, REAL COOL KILLERS…). Une époque où la culture dite underground avait de l’importance, un sens. L’engouement  semble etre retombé depuis. Aujourd’hui, le milieu indépendant est toujours un vivier d’excellentes formations musicales, mais reste relativement mal organisé et trop tributaire des efforts ponctuels de quelques personnes et assos. Il y a des fanzines, webzines, labels par centaine en France, mais les démarches ont du mal à s’accorder, voire à perdurer dans la plupart des cas. Avec ça, un tout petit circuit de salles/squatts/bars pour supporter les groupes… Dur dur d’établir des bases solides dans ces conditions et d’acquérir de la crédibilité, notamment au niveau de l’ouverture vers le public… Il semble que ce soit pas vraiment non plus dans l’air du temps de se cultiver, s’informer, trouver des alternatives et de s’impliquer… Generation Star Ac-Michael Youn-Jackass et autres conneries débilitantes… On vit plutot dans une ère de consommation à outrance, la musique n’y échappe pas, surtout avec la démocratisation des moyens de production/diffusion… Alors tu prends, tu consommes et tu jettes, sans chercher à te soucier du fondement de ton geste. Le fond importe peu, prends ce qui est accessible, ce qui brille et surtout, ne te poses pas trop de questions…
 
>> Des concerts prevus pour 2005 ?
Davy : On a bien commencé en passant par l’Italie en novembre 2004 et quelques bons endroits en France. Plutôt cool pour un groupe qui n’a à son actif qu’une poignée de demos et un MCD 3 titres. On s’active pas mal autour de nous, c’est tant mieux. Avec les projets d’enregistrement, le rythme va retomber un peu. Quelques petites salles/bars d’ici juin 2005. Passez sur le site de MINIMAL CHORDS pour vous tenir au courant.
 
>> Si vous deviez faire une proposition pour chaque mot :
 
FRANCE
Toujours en retard sur son temps, d’ailleurs, on en est encore à jouer du grunge (rires) !!! Plus sérieusement, il y a quand meme un sacré décalage en comparaison des autres pays européens, surtout au niveau structurel… Pourtant ya tout ce qu’il faut pour bien faire, mais il manque encore un vrai quelquechose pour fédérer les mentalités…
 
STAR ACADEMY
Vaste connerie surexposée pour entretenir le fantasme ambiant sur le milieu musical. Opium du peuple. Le pire, c’est que ça marche et que les gens en redemandent. Pour l’anecdote, le dernier gagnant est originaire de la région de Chambery… Vu qu’on est des rebelles, on n’en tire aucune fierté…
 
PUNK ROCK
Terme devenu totalement générique, vide de sens tant il a été mis à toutes les sauces… Ca nous évoque désormais plus un fond de commerce outrancièrement rentable (depuis qu’on y a mis des roulettes) que la notion d’une certaine liberté créative, marginale…
 
CELEBRITE
Remarquez moi / consommez moi !!! (éventuellement : ne me jetez pas…)
 
RELIGION
On devrait tous avoir un petit coté mystique, et ce sans avoir à prendre de drogues (ou presque)
 
POLITIQUE
On a pas vraiment un esprit « hardcore revendicatif » dans ce qu’on fait avec ROSEMARY… On a bien sur une éthique, une démarche au niveau du groupe qu’on essaie de respecter, mais nous sommes avant tout 3 personnalités différentes qui évoluont dans la vie avec nos propres envies, principes, convictions… On ne souhaite pas que ça touche le groupe plus que ça, on n’en voit pas l’interet. Si tu veux par contre un avis plus acerbe sur le contexte actuel, écoute UTTT…
 
>> Merci ! Si vous avez encore quelquechose a dire, la parole est à vous !
Pour la zone d’expression libre, on a déjà eu tout le loisir de s’étaler dans cette interview. Merci donc pour ton interet. Merci aussi au fanzine APATHIE #11 pour les emprunts. A bientôt on espère !!!
 
 
 
 

 
 
SAN MARTIN RECORDS
interview ROSEMARY
 
(JANVIER 2005)
 
Une interview du groupe réalisée par Max du label SAN MARTIN RECORDS basé à Turin, suite à la sortie du MCD The bland Anthems et des concerts du groupe en Italie fin novembre 2004. Interview for english readers only parue dans le fanzine MOTORFUCKER + quelques chroniques pour réviser les bases de la langue italienne. Grazie mille à Max Tyson et Mart'crack Moof...

>> When and why did you start to play ?
Hi. ROSEMARY started like many bands did before us. It was during our late high school period, Thomas and Julien were good friends : although they had never played music before, Thomas really wanted to start a band. Then they met Rambozo, a 14-year-old drummer and that was it. They first started to learn how to play music together and after a few months practising, they went to record their first 8-track demo at Larsen studio.
 
>> Present your band members...
We’re a 3-piece-band : the original line-up was Thomas on guitar and vocals, Julien played bass and Rambozo drums. In early 2003, Rambozo suddenly left the band, then Thomas and Julien looked immediately for another guy : 2 days later, Thomas got a phone-call from a young man named Davy, they rehearsed once together and Davy became part of the band.
 
>> What is the origin of the ROSEMARY band name ?
Thomas : Well, I’d like to tell you it all started from a joke or something like that... When you hear this name for the first time, it doesn’t really sound like a great or catchy band name. It stands more for an uncool thing, an ill-at-ease feeling maybe... Or maybe it was just picked out to piss-off guys believing  that every true band should get a cool name before even being able to write songs... Anyway, the band performed a few shows with this name and people started to know us as “the band with a girl name”... So we stuck to the name. Why bother anyway ?
 
>> How is life in Chambery? You live so close to Torino, so has your sound been influenced by our  hardcore music ?
Chambery is a quiet little town in the south-east of France, surrounded by mountains, forests, students... Not many things happen here, you hear about one or two local mafia murders each year, but we’re mostly devoted to TV worshippin’, walking in the wind... Sane activities !!! Fortunately Genova, Torino and Lyon ain’t too far, thus we can see good concerts all along the year. I know you guys in Italy often talk about your hardcore scene, but I had never had the opportunity to listen to any of it, until ROSEMARY played in Italy, sorry... But it is a well-known fact that the Italian underground music scene is much better-organised than the one in France, you guys have a good and efficient network of venues, fanzines for example, and many french activists are inspired by this...
 
>> Could you suggest us any  interesting French band ?
I think you’ve already heard about BURNING HEADS, DEITY GUNS, LES THUGS, THE SONS OF SATURN, CHEVREUIL, NED, PORTOBELLO BONES... as they had the opportunity to tour in Italy. Some of these bands are still in activity, others have stopped playing.
 
>> Tell me about the most crazy thing that happened during and after one of your shows ?
Nothing crazier that what happens to rock bands in general : play in front of a crowd of 10 people who don’t give a fuck, drive 500 km for one show, get in trouble after a show, abuse the audience... or audience abuses you... But there are also cool things : the stage being invaded by people going crazy during a song (unplugging the guitar in the same token), hazardous stage diving, nose/mouth bleeding or broken tooth after getting hit by a microphone... Stereotypical rock’n roll visions/experiences...
 
>> You played in our El Paso squatt two months ago ? How was that night ?
It was really great : for our first show out of France, we had the chance to play in one of the greatest DIY place in Europe... We’ve already played in squatts in France but we really didn’t expect such a warm-welcoming place, and we were astonished when we entered the gig room... This was in november 2004, we were very happy to perform there. We hope to tour some other places like this in Europe. Really exciting !
 
 
>> Can you talk about your records Artifice XIII, The Bland Anthems and Under The Twin Towers ?
In 2004, we made 2 recording sessions with 2 differents sounds engineers, blowing out 10 songs. ArtXIII is our 5th demo, it contains a bunch of new punkgrungy songs. We usually try to get in studio 2 or 3 times a year to record our songs in order to work on them later, because they’re often early versions, not fully hatched or developped.  But it’s still enough to get the gigs we need and to keep working on it in order to release something more complete in the future. This is what happened with the release of The Bland Anthems, which is merely, according to us, our first real record : a 3-track single, including Loving Dead Friend (taken from our last recording sessions for Art.XIII), Even A Nation and Not Even You (which different versions were already recorded before) a quite satisfying release actually... Otherwise, UTTT is Thomas’s second band, a crustpunkblackcore combo. They also released a record this year, called “Merde in France”, also released on MINIMAL CHORDS.
        
>> How usually your songs born ?
Verse-chorus-solo-break, 5 chords, some rehearsals together to know which version we gonna choose, then some screams/gibberish for the singing, and finally a recording session (or two when we suck)...
 
>> How is the cooperation with the Minimal Chords label ?
MINIMAL CHORDS started as a show promoter then included a small DIY label branch to its activities. Nothing much. We’re free to use this structure to promote the band as we work in close cooperation with Jeromms and Thomas, the two label managers. The record label mainly helps us to get shows, and we help them by doing our best : we all try to take an active part into the local scene, a website was also opened a few months ago, some other people started to get interested and joined us ever since...
 
>> Any future plans , maybe a full-length ?
Shows are our main focus : we’d like to experience some other shows throughout Europe before recording new materials but we do hope to record our first LP soon...
 
>> Your favourite Italian band ?
Ignorance is bliss ! We don’t really have the opportunity to have a wide musical knowledge of Italian music. We’ve heard about CGB, PLASTINATION, HUMAN TANGA, ALL D’WAYS, DISCO DRIVE... Also about ZUCCHERO, PAOLO CONTE... (laughters)
 
>> Is punk dead, sick or doesn’t feel pretty cool ?
Thomas : What a question ! I thought we were considered as a grunge band ! Punk music has become mainstream so I don’t think that the common idea of many people contributes to keep it true and wild... It has became such a commodity... I also have my own vision, my own idea about punkrock music. Maybe it’s right, maybe it’s wrong but  I’ll try to keep it true, whatever people think...
 
>> Since you play, has your sexual life improved ?
Thomas : I had my first time in Italy. Thanx.
 
>> How is the punk rock scene in France? Is there a cooperation  between the bands ?
We experience a lack of organisation in France : sometimes kind of sectarisms, narrow-minded, self-satisfied people... But things seem to change, fortunately, because segregation leads to nowhere... The main punk scene is overtaken by fakes of SUM 41, BLINK182... you know what I mean... Nothing really underground, big fucking business deals... That’s quite a shame, but it’s their problem... But cheer up, because there’s also an underground scene and activists trying to feed a true rock revival...
 
>> Say whatever you want to our readers and don’t forget to say : “SanMartinRecs. Is great “ and “Mr. Berlusconi is a shit”. Thanx a lot.
SanMartinRecs rules, politicians suck. Try to get involved as much as you can, help yourself, deserve what you want...  Thanx for the interview, see you soon !
 
 
Chronique
SAN MARTIN RECORDS
ROSEMARY
the bland anthems
 
Due cenni sui semi-sconosciuti ROSEMARY mi sembrano doverosi dopo il piacevole ascolto di questo nuovo singolo The bland Anthems per la francese MINIMAL CHORDS e dopo aver toccato il suolo italico per due date a El Paso di Torino e al Babilonia d'Imperia. Infatti nonostante la giovane eta il trio di Chambery, attivo dall 2000 conta nel suo bagaglio 4 demo piu uno live, per l'appunto Live Funerals e arriva nel settembre dell anno in corso a questo nuovo lavoro, a breve distanza dall'ultimo demo Artifice XIII datato marzo 2004. Solo 3 tracce che riescono pero a fornire l'esatta idea di cio che e il suono di questo combo punk rock francese. Loving Dead Friend e un pezzo hardcore dal forte impatto emotivo, il secondo Even a nation  e piu tirato e arrabbiato con un certo piglio grunge e infine la terza e conclusiva traccia Not even you  vede una certa atmosfera oscura con in evidenza un'iniziale trascinante sezione di percussioni. l'ottimo connubbio tra una parte vocale dolce quasi sussurrata e una piu grintosa e incazzata. In pratica la musica dei ROSEMARY puo piacere agli hardcore kids piu fedeli tanto quanto ai punk rockers piu accaniti e amanti di un certo grunge revival.
 
 
Chronique
STAY PUNK
ROSEMARY
the bland anthems
 
La francese MINIMAL CHORDS ci propone un prodotto totalmente diverso con questo trio dedito a un punk grunge rock molto meno aggressivo e piu melodico. Il singolo in questione contiene tre brani che traggono ispirazione dalla scena grunge anni 90 e che per certi versi si possono ricollegare ai Nirvana di Bleach. Il brano d'apertura è quello che presenta maggiori venature pop punk, le atmosfere sono piu leggere e viene concesso ampio spazio alla melodia. Il secondo pezzo e quello piu incisivo, molto piu cattivo del precendente suona sporco e ruvido richiamando quel senso di frustrazione tipicamente grunge. Nell'ultimo pezzo questo senso di desolazione si fa piu accentuato e il cantato si trascina stancamente per esprimere rabbia e disagio. Suona tutto vagamente retro ma non è necessariamente un difetto…
 
Chronique
RADIO SUICIDE
ROSEMARY
the bland anthems
 
Provenienti da Chambery in Francia e celati dietro il nome ROSEMARY questo giovane trio estrae 3 singoli dalle loro ultime sessioni di registrazione per dar vita a questo mini cd dal titolo The bland anthems. Scelgono di comporre in bilico tra l'indie rock e il punk rock, dando vita ad un sound che può tranquillamente ricordare il grunge che decenni fa infuocava oltreoceano, soprattutto in Not even you. Tra suoni sporchi e con una chitarra sgranata la voce anglofona si snoda a tratti sofferta a tratti più rauca. Tre tracce ben pensate.

 
 
PAVILLON 666
interview UNDER THE TWIN TOWERS
 
(DECEMBRE 2004)
 
Interview du groupe pour le webzine PAVILLON 666 réalisée en decembre 2004...

 
>> Pouvez-vous vous présenter sommairement ? Qui êtes vous et d’où venez vous ?
Salut, on s’appelle UNDER THE TWIN TOWERS, on vient de Chambery en Savoie et on fait du punk. On vient d’enregistrer une première démo 22 titres intitulée « merde en France ». Le groupe est composé de Mathieu à la batterie, de Tomako à la guitare et de moi (Derf) à la basse. Le chant était au départ assuré par Niko, qui a quitté le groupe il y a bientôt un an. Depuis on se partage avec Tomako une série de vomissements verbaux en attendant de trouver un digne successeur à Niko…
 
>> Pourquoi Under The Twin Towers ? Un hymne à l’anarchie ?
Derf : A l’anarchie ? Non ! En tout cas, pas au sens actuel du mot, pas avec les connotations qui vont avec de nos jours… Ce mot avait toute sa signification quand il sortait de la bouche d’un ravachol, maintenant, c’est plus un truc de petits cons branchés qui veulent se donner le genre rebelle – et c’est meme devenu un argument de vente assuré pour toucher tout un public qui se veut contestataire… Par contre, c’est vrai que le nom a un rapport avec une envie de voir certains symboles détruits… A la base, ça venait du fait que le bourrage de crane qui a duré pendant de nombreuses semaines après l’effondrement des twin towers  commençait à nous casser les couilles à Niko et moi… En fait, je trouve que la pochette du nouvel album de Leftover Crack illustre bien les sentiments qu’on avait sur cette histoire.
 
>> Quel est le message que vous voulez faire passer avec cette demo ?
Derf : Déjà que l’on a besoin d’un chanteur !!! (rires) Pour le reste, je pense que les paroles sont assez explicites – si c’est de ça dont tu veux parler… Mais bon, je ne suis pas dupe à ce sujet : il y a de fortes chances pour que les textes n’intéressent probablement pas la moitié des gens qui auront la demo, mais il nous fallait des paroles et on ne voulait pas chanter des débilités du genre : « Depuis que le lui ai mis dans le cul ses sphincters font du bruit quand ils se contractent… » Sinon, juste avec les blagues de Niko et autres vannes émises pendant les pauses de répètes, on aurait eu de quoi faire trois albums. Les paroles sont des constatations et interprétations de faits et de réactions diverses, mais si tu veux absolument les résumer en un message, ça tirerait plus surement du coté « allez tous vous faire foutre » que « paix, amour et respect… »
 
>> 22 titres pour 20 minutes… Comment  s’est déroulé cet enregistrement ? Vous êtes satisfaits du résultat ?
Derf : 22 titres / 20 minutes : ça s’est passé assez vite en fait, on n’a pas eu le temps de se poser de questions, on a tout gardé – meme les pains ! L’enregistrement s’est plutôt bien passé, même si, après coup, il y a des morceaux que j’aurais envie de refaire ou des trucs que je ne ferais pas de la même façon – pour ma part.
Tomako : on a passé en tout 2 jours en studio, mixage et mastering compris… On a sauté sur l’occaze d’enregistrer cette demo et on a effectivement tout gardé par la suite - meme les pains, oui, mais on avait pas non plus la prétention de faire un truc nickel… Les chansons sont bonnes, l’approche studio a été parfaite en terme de confiance et ça se ressent sur l’enregistrement : la spontanéité musicale rattrape largement l’aspect technique… Tant pis pour les puristes et autres esprits chagrins, ça nous plaisait comme ça… Ensuite MINIMAL CHORDS préparait une sortie disques pour 2004… Du coup, le label nous a proposé d’inclure la démo à leur sortie 2004… De quoi etre satisfaits effectivement…
Mathieu : avec des titres comme on a l'habitude d'expédier à la gueule des gens, on peut comprendre que l'enregistrement ne pouvait pas s'étaler sur une plus longue durée. Le résultat témoigne d'une énergie qui n'a pas le temps de s'épuiser, et c'est à mon sens ce qui prime dans la musique d'UTTT…
 
>> A quand un album plus long ? C’est en projet ?
Derf : un album plus long… quand on aura des chansons plus longues ! Non, pour l’instant, c’est pas en projet. Cette démo marque la fin d’une période, on a tenu à ce que Niko chante le plus souvent possible sur la demo alors que ça faisait un bout de temps qu’il avait décroché du groupe… Ca m’aurait fait chier d’enregistrer ces morceaux sans lui, on les aurait probablement laissé de coté… Donc, avant de voir sortir un album, faudra peut-être attendre qu’on ait usé un autre chanteur. Maintenant, on se focalise sur quelques concerts…
 
>> Pourra-t-on vous voir en concert sous peu ? Ailleurs qu’en Savoie ?
Tomako : A part quelques apparitions ponctuelles, ça risque d’etre difficile de voir le groupe sur la route… C’est pas qu’on n’en a pas envie, on essaie de répondre présents aux propositions de concerts, mais il ne faut pas oublier que chacun a son groupe d’origine à coté, que nos horizons musicaux sont assez différents à la base, que Mathieu n’est pas batteur à l’origine mais guitariste… Plein de trucs comme ça qui font qu’on répète déjà quand nos calendriers respectifs nous le permettent, on joue quand les gens nous sollicitent, mais on trouve très peu de temps (et d’énergie) pour démarcher les concerts par nous-memes… Mais bon, on va faire quand meme quelques dates en France en 2005, puisque le disque a été bien accueilli… Ce serait dommage de ne pas en profiter…
 
>> Quels sont les groupes que vous écoutez en ce moment ?
Derf : Personnellement, j’ecoute plus grand-chose de nouveau, la plupart des groupes me font chier ! Pour le reste, disons Dropdead, Destroy, Aus Rotten, Filaments, Senseless Apocalypse, Vomit For Breakfast et Leftover Crack… La liste est longue…
Tomako : On s’est trouvé quelques références métalliques communes au final… Les albums de Carcass, Suffocation, Napalm Death… On a chacun des gouts très différents, mais on s’est appliqué à les adapter à l’optique musicale du groupe… Je ne me souviens par exemple pas qu’il était prévu au départ de mettre autant de cris gutturaux (rires)…
Mathieu : Pourtant, une voix de crooner serait tout indiquée, non ? Georges de Cannibal Corpse y arrive si bien.
 
>> Si vous deviez définir votre musique en un mot, ça serait lequel ?
Derf :  Merdique… Ou noire à pois roses comme les petites putes emo...
Tomako : Plutot rose avec des spikes, alors (rires) Plus sérieusement, je dirais du "crustpunkblackcore" ou d’autres d’appellations à rallonge foireuses…
 
>> Si vous aviez un coup de gueule, ça serait contre qui ?
Derf : J’en ai plein mais je préfère les cracher directement à la gueule des personnes concernées.
Tomako : On s’applique éventuellement à jouer les petits terroristes sociaux… Les coups de gueule qui reviennent souvent, c’est aux concerts : le public fait souvent les frais de notre mauvaise humeur…
Mathieu : Venez nombreux.
 
>> Et un coup de cœur ?
Coup de cœur ? Pourquoi faire ? On est plutot habitué à râler et nihiliser contre le monde entier… Pas de sentiments, c’était pas prévu dans le cahier des charges du groupe… Désolé !!!
 
 
Chronique
PAVILLON 666
UNDER THE TWIN TOWERS
merde en france
 
Ici, tout est réalisé dans l'urgence : album créé en 2 jours de studio, et 22 titres qui déboulent à 200 à l'heure dans un style enervé et punk trash grind. Merde en France, on ne peut pas etre plus explicite… Avec des titres qui épinglent la démocratie, la corruption, l'anarchie, la surveillance, le flicage… autant de sujets brulants. Coté chant, c'est hyper énergique, dans le style punk-grind : pas le temps de reprendre son souffle, tant l'énergie et la colère vous prennent aux tripes ! Le son est plutot moyen mais pour une démo produite dans l'urgence, on sera indulgent ! Et il faut dire que d'avoir une prod léchée dans un style aussi déjanté n’aurait peut etre pas été du meilleur effet... 22 titres pour 20 minutes, autant vous dire que ça décoiffe et que ce petit album de dangereux terroristes musicaux est en fait une tuerie monumentale ! Pour la petite phrase du jour, je vous citerai celle-ci: "Votre racisme me fait gerber / qu'importe nos différences / nous sommes tous les memes enculés / Etres humains de merde !!!"... Amateurs de cris gutturaux, de punk, de grind et de textes engagés, vous devriez vite adhérer… Un groupe qui j'espère n'en restera pas là...
 
Chronique
STAY PUNK
UNDER THE TWIN TOWERS
merde en france

Ed eccomi qua a recensire il mio primo disco francese..altro che la vie en rose, gli Under the twin towers hanno una visione tragicamente nera della vita e ne sono testimoni le 22 tracce per 20 minuti sparata fuori in questo album. Un grindcore violento e nichilista che si scaglia contro la società come si può facilmente intuire dall'emblematico titolo dell'album. Rifiutando i compromessi gli UTTT pestano duro spingendosi lè dove il confine tra chaos e musica diventa labile, sacrificata la melodia in nome della rabbia che altrimenti non avrebbero potuto esprimere il prodotto finale è un concentrato di cattiveria e repulsione che gli amanti del lato piu estremo del punk accoglieranno positivamente, molti altri storceranno il naso ma agli UTTT difficilmente importerà qualcosa...
 
Chronique
JOIE DE VIVRE
& NOUILLES EN SALADE
UNDER THE TWIN TOWERS
merde en france
 
Pas vraiment étonnant qu'un groupe ait choisi un nom pareil... Superbe pochette, mélange de tour Eiffel et de tetes de mort, beau livret aussi... Crusty punk de Chambery, paroles engagées et en tout cas très pessimistes. Etres humains de merde est sans aucun doute mon morceau préféré (surtout le titre)... 19 minutes et quelques secondes, ça fait de mal à personne et ça aurait été un exploit de faire un disque chiant d'une telle durée.

 
BRAINWASHER – interview ROSEMARY
 
(JUILLET 2004)
 
Jennifer et Mickson étaient les rédacteurs du fanzine aujourd'hui disparu FACTS FROM THE VAULT (Lille)... Jennifer repart sur un projet de fanzine (et a proposé au groupe une interview pour BRAINWASHER justement) et s'occupe aussi avec Mickson de continuer à publier quelques chroniques intimistes dans la veine de FACTS FROM THE VAULT via NAKED EYE... Amateur de blog, pensez à visiter leur site (page liens)... Sinon, jamais à court de projets, Mickson s'occupe désormais de son nouveau fanzine : SHOT DOWN (après FFTV, BLACKBALL...) Cheers.

 
>> Vous êtes trois dans ROSEMARY : Berthuccio à la basse, Davy à la batterie, et Tomako à la gratte... Ca fait longtemps que vous jouez ensemble ? Vous avez joué dans d’autres groupes avant ?
On a commencé à jouer à l’époque du lycée, ya un peu plus de 4 ans… Rien de très excitant : on savait à peine jouer de nos instruments et encore moins régler notre son… Malgré ça, ça me branchait bien d’essayer de trouver un batteur et une salle de répèt’… Berthuccio étant un de mes meilleurs potes, on a commencé à répéter tous les week-ends pendant quelques mois, en apprenant sur le tas… Avec Rambozo (l’ancien batteur), on a donné nos premiers concerts, enregistré une poignée de démos, premières chroniques… Premières armes quoi… Davy l’a remplacé ya un an. Du point de vue de nos activités musicales respectives, Davy a occupé différentes places dans  divers groupes avant de rejoindre ROSEMARY en tant que batteur… De mon coté, je tiens la gratte dans UNDER THE TWIN TOWERS, formation crust-punk-grindcore, j’ai aussi participé à d’autres groupes plus obscurs qui ont rarement passé le cap des répèts. Berthuccio est quant à lui le bassiste exclusif de ROSEMARY, quoiqu’il aimerait bien tater de la batterie un de ces quatre dans un groupe…
 
>> Musicalement, vous êtes dans la veine Subpop. On sent vachement les influences de Nirvana, etc... Non seulement les  morceaux sont excellents, mais en plus, je trouve ça cool d’entendre un groupe qui se situe à des kilometres de ce qu’on entend le plus souvent. Le renouveau du rock and roll, vous vous en foutez éperdument, non ? Vous faites du grunge en 2004,  vous etes un peu des ringards, quoi...
A part le nom, qu’est-ce on a de ringard ? (rires) Comme tu l’as souligné dans tes chroniques, on «carbure à la passion», après, les obédiences musicales, on s’en fout… Quant au renouveau du rock, ça nous fait plus penser à un truc de marketing bien préparé et tout prêt à consommer… L’histoire du rock, c’est un peu celle d’un recyclage plus ou moins heureux… Selon les sensibilités, ya des trucs géniaux et des trucs mauvais, mais tout ça fait partie de cette histoire… Alors quoi ? Que veux-tu qu’on y fasse ? Effectivement, on n’a pas d’autre choix que de s’en foutre éperdument… On avance en faisant de la musique ensemble, en enregistrant nos chansons, sans (trop) se poser  de questions… Pour ce qui est de faire du grunge en 2004, peut etre que ça peut en rebuter certains, genre le coté édulcoré et tout ça… C’est vrai que ça n’a pas été simple au départ de se faire une place, mais au final, on l’a trouvée, sans faire preuve d’opportunisme, et de plus en plus de personnes nous suivent et s’activent autour de nous… Pour ceux qui en douteraient, on est pas des petits lycéens tout cons ou des ados attardés, on joue la musique qui nous plait et quand on a envie de passer à autre chose, on se bouge le cul dans d’autres groupes. On est en rien différents de tous les groupes évoluant sur la scène indé, on a les memes origines… On fait pas mal de concerts, d’enregistrements, on s’active pour la scène locale, on participe à des fanzines, on tate du squatt et du bar… Et au final, on deviendra tous et toutes des ringard(e)s en puissance (rires)…
 
>> Vous avez enregistré plusieurs démos. La première que j’ai écoutée, c’était Popping Pills, qui est vachement enlevée, de grosses guitares et de belles mélodies. La deuxième, On the right of Arioch est assez différente, les rythmes sont plus lents et la musique beaucoup plus sombre et plus lourde. Avec la dernière démo en date, vous êtes revenus à quelque chose d’assez proche de Popping Pills, dont on retrouve des morceaux d’ailleurs... Ca y est, vous avez tranché définitivement sur l’orientation musicale du groupe ?
Heu, non, pas vraiment… C’est vrai que cette démo se rapproche plus du coté punk qu’on avait sur Popping  Pills, mais l’idée de donner une orientation musicale définitive au groupe ne nous est pas venue à l’esprit… On cherche à faire des trucs mélodiques, mais aussi avec un coté rampant et viscéral… Explorer une direction et puis pourquoi pas une autre ? Nos chansons peuvent etre heavy, punk, pop… ce qui importe, c’est la cohérence dans l’écriture, le coté grunge en quelque sorte… Pour On the Right of Arioch, on a été piégé par le coté « pro » de l’enregistrement, on est les seuls fautifs. On était un peu impressionné et surtout pas encore prêts au niveau de la technique et de la rigueur que demandait ce passage en studio. Ludo Tournier est un excellent ingé son et il a fait du très bon boulot avec ce qu’on a réussi à mettre en boite… On espère vraiment pouvoir refaire quelquechose avec lui dans l’avenir… Pour revenir à ta question, en fait, c’est plus dans le son qu’il est question d’un retour à Popping Pills puisqu’on est repassé par les  studios Larsen, là où on a fait nos premiers enregistrements avec Djan. On a mis quelques nouvelles chansons en boite, et profité de l'occaze pour en réenregistrer, avec Davy à la batterie…
 
>> Et quand est ce que vous nous faites un album ?
C’est le point de mire de tout groupe : faire un album… Beaucoup sautent le pas rapidement… et ensuite ? Un album demande déjà une bonne dose de maturité dans la musique et dans le groupe… C’est aussi investir dans un bon enregistrement, d’etre capable de le faire, et ensuite vient le pressage du skeud et la distrib… D’un point de vue indé, une sacrée organisation à mettre en place si tu veux pas te retrouver avec un gros stock de disques invendus chez toi… Bon, nous, on se situe  justement dans une démarche indé : on passe en studio régulièrement pour enregistrer quelques morceaux, éventuellement les remanier… On essaye de sortir des démos abordables et on fait autant de concerts qu'on peut... Pour l’instant, meme si on est soutenu, la  réalisation d’un album dans des conditions optimales (enregistrement, pressage,  distrib) est un peu prématurée… On y pense bien sur et on espère y arriver, mais on ne se précipite pas, on en garde sous le coude en attendant de rencontrer les bonnes personnes et pouvoir faire un vrai truc énorme !
 
>> Bon, comme tout groupe digne de ce nom, vous aimez faire des concerts... Ca se passe comment sur scène ? Vous êtes plutôt du genre introvertis ou extravertis ? Vous buvez combien de bières avant de monter sur scène ? Et après ?
ROSEMARY, c’est un groupe d’ex-travestis (ouah, facile). Non, on arrive… et on joue. On est trois, on n’a pas de jeu de scène particulier... On suit rarement le tracklist et on n’est pas là pour faire un show. On vient faire du bruit et on s’en va. Du moment que le public est réactif, on est ok. On se permet parfois quelques banalités genre sauts dans le public, mais on ne se roule pas par terre et on ne casse pas non plus notre matériel (meme si ça arrive qu’il soit pas mal malmené parfois). Quelques poses à la emo-styler quand meme, quelques phrases provoc pour l’ambiance et voilà. On est dans notre trip, libre aux gens de se montrer assez sensibles pour passer un bon moment musical… On viendra pas vous chercher par la main, et on ne joue au maximum qu’une quinzaine de morceaux par concert… Donc soyez réceptif ! Pour le vieux fantasme sex, drug, rock’n’roll, on est plutot straight : un peu d’alcool, peu de drogues et encore moins de filles… Quand on joue loin de chez nous, on se trimballe pas tout ça avec nous…
 
>> Vous avez rencontré d’autres groupe à l’occasion de vos concerts ? Lesquels ?
Sur la trentaine de concerts qu’on a fait dernièrement, on a avant tout croisé beaucoup de groupes locaux… Cette année, on a joué avec STUFF, NERV, KUBLA KHAN… On a aussi fait un concert avec les BANANAS AT THE AUDIENCE, référence indé lyonnaise et aussi NOISE SURGERY, de dijon, de la noise vraiment excellente ! On espère recroiser tout ce petit monde sur la route cette année et en rencontrer bien d’autres… Par l’intermédiaire des concerts qu’on organise avec le collectif Les Murs Ont Des Oreilles (MODO pour les intimes), on a aussi pu faire venir jouer KABUKI BUDDAH, COMITY, ASIDE FROM A DAY, MOTOCROSS, NED, THE SONS OF SATURN, AMANDA WOODWARD… Du beau monde quoi… Bizarrement, on ne croise pas beaucoup de groupes dans notre style… Est-ce qu’il y en a ?
 
>> Sinon, c’est comment Chambéry ? Il y a beaucoup de concerts ? Un disquaire ? Des endroits sympas où traîner ? Des endroits à éviter ?
Chambery est une petite ville tranquille de province, pas loin de Lyon, de la Suisse, de l’Italie et des pistes de ski… Bizarrement, c’est devenu cette année  le carrefour des concerts de la région, après la fermeture de plusieurs salles où pouvaient encore se tenir quelques concerts indé dans les villes alentours (Lyon, Grenoble, Annecy…) En dehors de la gentille vie culturelle chapotée par l’état (MJC et autres locaux de repet’ assujettis aux autorités…) ya des cools endroits où la scène locale peut se retrouver : les locaux Larsen, QG de l’underground chambérien, la Distillerie, nouveau bar aux allures de club, le Bartem, alternative à la MJC locale, et la Cité des Arts, pour organiser de bons concerts dans des conditions pro… Ya aussi la Lune dans le Caniveau, repaire d’artistes-progressistes-babas-étudiants en mal de socialisation consensuelle et alcoolisée… Mais c’est un bon bar pour l’ambiance qui y règne… Les endroits à éviter : les boites de nuit et les bars à hotesses douteux. Pas de fnac à Chambery, on a une médiathèque, un disquaire - l’Oreille Cachée - ou on arrive souvent à trouver son bonheur, et surtout CATHARSIS, une des toutes meilleures distro indé en France… Sinon, une fac de seconde zone, quelques endroits ou exposer, une radio locale, et un imprimeur plutot arrangeant…
 
>> Jouer dans un groupe, c’est aussi du boulot ! Décrivez-moi votre local de répèt... C’est le genre vieux gourbi pourri ou studio équipé avec moquette sur les murs ? Vous vous engueulez souvent ?
On répète aux locaux Larsen, dans un box aux odeurs parfois bizarres. Malgré ça, il y fait bon répèter toute l’année. On y a entreposé notre matos, entre les 4 murs couverts d’affiches d’anciens groupes qui répètaient là et on a commencé à coller les notres pour la forme… Ca a un peu des allures de squatt, mais pour rien au monde j’échangerais cet endroit contre le lino impeccable d’un local aseptisé, gracieusement alloué par le service culturel paternaliste et soi-disant bienveillant du coin… Les locaux larsen sont tenus par des gars qui ont un pied dans la musique depuis longtemps, compréhensifs et arrangeants en plus… Pour les répètes, on s’engueulait beaucoup avant, maintenant le manager s’en charge pour nous (rires). Non, les répètes sont le moyen pour nous trois de se retrouver régulièrement pour faire quelquechose de constructif, on rigole beaucoup, pas de tension et on travaille dans une ambiance sérieuse…
 
>> A quels noms on a échappé pour le groupe, avant que vous ne choisissiez ROSEMARY ?
Aussi bizarre/naze que cela puisse paraître, je crois que ROSEMARY a été une des premières proposition pour le nom du groupe… On devait etre dans un trip baroque lycéen pseudo mystico-maternel (rires) En fait, on a commencé à faire quelques concerts sous ce nom de première impression, puis une démo… et c’est finalement resté… Je crois que ça colle bien avec le fait qu’il n’y a pas de concept véhiculé par ce nom, qu’on n’a pas passé du temps à chercher un nom qui nous rendrait super cool (rires), parce que, de toute façon, cette démarche ne nous correspondait pas… Ca nous est arrivé de jouer sous un pseudo (DAY OF GLORY) pour certains concerts (genre la fete de la musique)… Sinon, le nom du groupe, ça pourrait etre des anglicismes foireux bateaux comme DICK IN DISUSE (style crass), SPANKING QUEEN (style abba), NO SIDE EFFECTS (style hxc glandu)... Quelle importance ???
 
>> Qu’est-ce-que tu penses de la reformation des Pixies ?
Les PIXIES, c’est un des piliers incontournable de la culture musicale alternative des 90’s, donc un groupe qu’on adore Berthuccio et moi, beaucoup écouté pendant les années lycée… Après je sais pas trop quoi te dire au sujet de leur reformation… Ca fera l’occaze d’aller passer une super soirée concert (ils sont passés à Genève ya pas longtemps et c’était énorme à ce qu’il parait)… Bon, après est ce ke ça sent la reformation genre plan d’épargne à la Norwich Union ?  On sait tous que Franck Black menait le groupe d’une main de fer, ce break a peut etre été nécéssaire pour laisser les membres du groupe respirer librement (remember the BREEDERS)… Bon, ils ont du prendre du poids, quelques rides en plus et perdre quelques cheveux au passage, tant pis pour le coté esthétique… Alors, musicalement, s’ils nous pondent encore un super album et continuent à faire de bons concerts, on en pense le plus grand bien…
 
>> Vous écoutez quoi en ce moment ?
On écoute tous des trucs assez différents… Pour moi, en ce moment, je suis à fond sur LEFTOVER CRACK, combo 666 bien nerveux et nihiliste comme j’adore… J’ai aussi eu dernièrement l’occaze de voir plusieurs fois COMITY (paris) en concert et de me procurer leur skeud… Dense, énorme, tout simplement… Surement le meilleur groupe français actuel… Sinon, un petit revival RANCID, THE WHITE STRIPES et F-MINUS (ya d’ailleurs une super interview d’eux dans la derniere livraison du fanzine GROBADER, line-up époque SUBURBAN BLIGHT... Avis aux amateurs)… Voilà pour la playlist…
 
>> Des concerts de prévus pour bientot ?
On espère une saison concerts aussi chargé que la précédente, des incursions en Italie, Suisse et pourquoi pas  en Belgique/nord de la France si on arrive à mieux s’organiser au niveau des dates et surtout des trajets cette année… Une prochaine démo à venir bien sur, et aussi un single promo sorti via MINIMAL CHORDS… On devrait pas tarder à mettre quelques infos en ligne, tentez d’ici la fin de l’année minimalchords.org... Un petit bonhomme de chemin qu’on espère encore aussi long que possible et plein de réussites bien sur, pour nous comme pour ceux qui nous soutiennent… D’ici qu’on se croise sur la route, merci à toi Jennifer pour cette interview, et à bientot… ROCK THE 40OZ !!!
 
 
 
Chronique
PEPPER ZONE
UNDER THE TWIN TOWERS
merde en France
 
Voilà le genre de disque que j’adore ! Une pochette en noir et